11h30. Mes cils se décollent un à un, sans aucun accident de parcours. Je suis réveillée, prête à affronter la glande post-concours blanc (c'est dur, hein? lol). Après moultes étirements piqués à mon chat et quelques coinçages de dos (regard désabusé de Tina...), la rencontre de mes pieds avec le parquet se fait sans trop de dégâts. Une seule pensée:"pourquoi tant de violence?". Mon courage me porte jusqu'à mes volets, et comme au théâtre, je suis prête à jeter un regard sur le monde qui se bouge, lui, depuis 7h00 du mat', si ce n'est plus tôt.
Il est 11h45: une envie irrépressible m'ordonne de me jeter sur mon matelas, de récupérer la chaleur perdue par l'ouverture de la couette, de m'enfoncer la tête sous mon oreiller, et d'oublier cette vision d'horreur.
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Il neige.
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Encore et toujours.
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Ce qui connote froid, vent, humidité, ciel gris, trottoirs mouillés prêts à geler... bref, une vision idéale d'un mois de Mars qui affiche quand même [J-16] avant le printemps.
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Alors oui, je suis perplexe.
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"Est-ce que fuir à Ouagadougou pourrait être la solution à mes problèmes climatiques?", me demandais-je en cuisant mes crêpes petit déjeuniennes... moui, certes. Mais plus réaliste, j'ose regarder par la fenêtre, me disant que la France ne peut pas être si pourrie qu'on le dit.
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Et bien si.
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La neige ne s'arrête pas.
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Les flaques d'eau s'agrandissent.
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Alors je demande avec des yeux implorants: quand est-ce que je pourrais m'habiller sans devoir imiter un eskimO en période de chasse au renne? Quand pourrais-je mettre mes ballerines achetées il y a 2 semaines dans l'espoir de faire venir plus tôt le printemps? Quand arrêterais-je de ressembler à un tank de couches vestimentaires sur mon vélo?
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Le monde est injuste.
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Après toutes ces aventures hivernales vécues, après tout ces risques encourus sur mon partenaire à deux roues, après tout ces freestyle-snow supportés....
On persiste à me convaincre que le monde en veut personnellement à l'Homme.
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Groumpf.
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Et après on se demande pourquoi je passe 80% de mon temps au lit...
:
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Vous comprenez maintenant?
Bon.
Il est 11h45: une envie irrépressible m'ordonne de me jeter sur mon matelas, de récupérer la chaleur perdue par l'ouverture de la couette, de m'enfoncer la tête sous mon oreiller, et d'oublier cette vision d'horreur.
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Il neige.
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Encore et toujours.
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Ce qui connote froid, vent, humidité, ciel gris, trottoirs mouillés prêts à geler... bref, une vision idéale d'un mois de Mars qui affiche quand même [J-16] avant le printemps.
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Alors oui, je suis perplexe.
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"Est-ce que fuir à Ouagadougou pourrait être la solution à mes problèmes climatiques?", me demandais-je en cuisant mes crêpes petit déjeuniennes... moui, certes. Mais plus réaliste, j'ose regarder par la fenêtre, me disant que la France ne peut pas être si pourrie qu'on le dit.
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Et bien si.
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La neige ne s'arrête pas.
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Les flaques d'eau s'agrandissent.
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Alors je demande avec des yeux implorants: quand est-ce que je pourrais m'habiller sans devoir imiter un eskimO en période de chasse au renne? Quand pourrais-je mettre mes ballerines achetées il y a 2 semaines dans l'espoir de faire venir plus tôt le printemps? Quand arrêterais-je de ressembler à un tank de couches vestimentaires sur mon vélo?
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Le monde est injuste.
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Après toutes ces aventures hivernales vécues, après tout ces risques encourus sur mon partenaire à deux roues, après tout ces freestyle-snow supportés....
On persiste à me convaincre que le monde en veut personnellement à l'Homme.
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Groumpf.
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Et après on se demande pourquoi je passe 80% de mon temps au lit...
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Vous comprenez maintenant?
Bon.



