....Perplexitude du weekend

....Perplexitude du weekend
11h30. Mes cils se décollent un à un, sans aucun accident de parcours. Je suis réveillée, prête à affronter la glande post-concours blanc (c'est dur, hein? lol). Après moultes étirements piqués à mon chat et quelques coinçages de dos (regard désabusé de Tina...), la rencontre de mes pieds avec le parquet se fait sans trop de dégâts. Une seule pensée:"pourquoi tant de violence?". Mon courage me porte jusqu'à mes volets, et comme au théâtre, je suis prête à jeter un regard sur le monde qui se bouge, lui, depuis 7h00 du mat', si ce n'est plus tôt.
Il est 11h45: une envie irrépressible m'ordonne de me jeter sur mon matelas, de récupérer la chaleur perdue par l'ouverture de la couette, de m'enfoncer la tête sous mon oreiller, et d'oublier cette vision d'horreur.
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Il neige.
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Encore et toujours.
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Ce qui connote froid, vent, humidité, ciel gris, trottoirs mouillés prêts à geler... bref, une vision idéale d'un mois de Mars qui affiche quand même [J-16] avant le printemps.
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Alors oui, je suis perplexe.
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"Est-ce que fuir à Ouagadougou pourrait être la solution à mes problèmes climatiques?", me demandais-je en cuisant mes crêpes petit déjeuniennes... moui, certes. Mais plus réaliste, j'ose regarder par la fenêtre, me disant que la France ne peut pas être si pourrie qu'on le dit.
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Et bien si.
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La neige ne s'arrête pas.
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Les flaques d'eau s'agrandissent.
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Alors je demande avec des yeux implorants: quand est-ce que je pourrais m'habiller sans devoir imiter un eskimO en période de chasse au renne? Quand pourrais-je mettre mes ballerines achetées il y a 2 semaines dans l'espoir de faire venir plus tôt le printemps? Quand arrêterais-je de ressembler à un tank de couches vestimentaires sur mon vélo?
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Le monde est injuste.
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Après toutes ces aventures hivernales vécues, après tout ces risques encourus sur mon partenaire à deux roues, après tout ces freestyle-snow supportés....
On persiste à me convaincre que le monde en veut personnellement à l'Homme.
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Groumpf.
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Et après on se demande pourquoi je passe 80% de mon temps au lit...
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Vous comprenez maintenant?
Bon.

# Posté le samedi 04 mars 2006 12:24

Modifié le samedi 04 mars 2006 12:44

fUck*fUck*fUck*fUck*fUck

fUck*fUck*fUck*fUck*fUck
Y'a des jours où on a envie de tout, mais alors toOoOout foutre en l'air. La tête en pétard, les yeux nazes, le nez bouché et la gorge qui fait mal, y'a rien pour arranger la situation. Oh, comme c'est drôle, mon jour de fUck-attitude tombe aujourd'hui. Je sais, tout le monde s'en fout, mais j'ai persoOoOnne pour pousser ma gueulante: Bambi est au ski, si je crie dans le combiné y'a risque d'avalanche; idem pour Delfe; Cindy bosse, je veux pas la rendre sourde. Quant aux autres, me voir débarquer comme ça, là, d'un coup, je sais pas, mais à leur place je m'enverrais chier. Donc je respire un bon coup, je renifle le peu de calme qu'il me reste, je fais valdinguer mon chat qui dort comme un tas près de moi, et là, je commence ma crise psychotique.

*Je t'Emmerde*


--> La sono du voisin du haut qui crache que du Lara Fabian & du Natasha St-Pier à longueur de temps.

--> Mon vernis qui est devenu de la glu et qui ne sèche plus sur mes doigts, mais sur le vêtement où j'ai malencontreusement mis mon ongle après 1h de séchage.

--> Ma mèche de cheveux qui se croit rigolote en tourbicotant du mauvais côté.

--> Le con qui a inventé l'horloge, l'heure, tout ce qui a attrait au temps.

--> La factrice, qui en soi ne m'a rien fait. Mais elle m'a réveillé, m'a agressé avec son accusé de réception, et a parlé trop fort.

--> Mon chat qui a osé chier à côté de sa litière.

--> Les connards qui vendent des appart' parisiens à un prix exhOoOrbitant


*Va te Faire Voir*


--> Celui qui a imposé les concours blancs à la rentrée, comme ça, sans prendre l'avis de qui que ce soit

--> Le chauffage. Trop chaud ou trop froid. Jamais comme il faut.

--> Le calcaire de ma bouilloire qui se tape l'incruste dans mon thé.

--> Mon découvert bancaire.

--> Le photomaton qui est trop loin de chez moi.

--> Le connard qui met les vacances d'Avril en avril, trop loin de février, et séparées par 6 semaines de cours.



*fUuUck*


--> Aux poils de chat qui se logent pile dans mon nez quand je dors.

--> Au froid qui s'infiltre dans le lit malgré mon ensaucissonnage parfait.

--> Au parquet qui grince

--> Aux crêpes qui me crament dans la bouche

--> Au jus d'orange qui remonte dans mon nez quand je suis pas réveillée (même à 14h)

--> Aux gens qui débarquent dans ma vie après des semaines d'autisme en croyant que je vais me bouger pour aller les voir.


*Dédicace Spéciale*

--> A Gilles. Souci n°1 de ma fUck-attitude du moment, j'en ai maAaAarre, marre, marre, de jouer le yo-yo. Alors maintenant, c'est fini la session chochotte, je m'en vais te rentrer dans le bidon genre quaterback en furie. Tu vas pas en revenir. Si c'est le cas, accroche-toi, t'as pas fini de souffrir. J'en ai mAaAaArre de jouer.
Ceci dit, il reste indéniablement à mon goût, indéniablement The Perfect Guy of the moment présent...
GrOumpf.
Je suis mal barrée.
GrOumpf.

# Posté le mercredi 22 février 2006 12:25

Modifié le mercredi 22 février 2006 17:30

WoW!

WoW!
°°°°
°°
°

Rien que pour moi.
Je suis la seule à comprendre le pourquoi et la signification de cette image... ^^

# Posté le jeudi 16 février 2006 12:41

Modifié le vendredi 08 juin 2007 00:55

*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*

*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*o*

Get a load of me, get a load of you
Wal
kin' down the street, and I hardly know you
It's just like we were meant to be

Hol
ding hands with you when we're out at night
Got a girlfriend, you say it isn't right
And
I've got someone waiting too

W
hat if this is just the beginning
W
e're already wet, and we're gonna go swimming

Why can't I breathe whenever I think about you
W
hy can't I speak whenever I talk about you
It's inevitable, it's a fact that we're gonna get down to it
So tell me
W
hy can't I breathe whenever I think about you

I
sn't this the best part of breakin' up
Finding someone else you can't get enough of
So
meone who wants to be with you too

It
's an itch we know we are gonna scratch
G
onna take a while for this egg to hatch
B
ut wouldn't it be beautiful

Here we go, we're at the beginning
We haven't fucked yet, but my heads spinning

W
hy can't I breathe whenever I think about you
Why
can't I speak whenever I talk about you
I
t's inevitable, it's a fact that we're gonna get down to it
So
tell me
Why
can't I breathe whenever I think about you

High enough for you to make me wonder
Where it's goin'
Hig
h enough for you to pull me under
Som
ethin's growin'
out of this that we can control
B
aby I am dyin'

W
hy can't I breathe whenever I think about you
Why can't I speak whenever I talk about you

Why can't I breathe whenever I think about you
W
hy can't I speak whenever I talk about you
I
t's inevitable, it's a fact that we're gonna get down to it
So tell me
Why can't I breathe whenever I think about you


Liz Phair, Why can't I...

# Posté le mercredi 15 février 2006 07:50

Modifié le mercredi 15 février 2006 09:17

Amour, Toujours....

Amour, Toujours....
C'était un 14 février, jour de la St-Valentin, qui est, comme chacun sait, la fête des amoureux. Dans leur chambre, ma soeur Nadia et son petit ami Fabien roucoulaient encore plus fort que d'habitude. Ca donnait à peu près ceci:


Fabien : Nadia, ma colombe, ma caille, ma poulette, ma petite friandise, ma glace à la vanille et aux raisins gonflés de rhum de la Jamaïque, ma confiture de myrtilles pur fruit pur sucre, ma mousse à raser mentholée, ma table à repasser super-performante, tu peux me passer mes chaussettes qui sont juste à côté de toi?



Nadia : Fabien, mon chou, mon canard en sucre, mon chocolat au lait, mon yaourt à la fraise, mon camembert 45% de matière grasse, mon dentifrice ultra-protection, mon baladeur programmable, mon congélateur adoré deux cent vingt-cinq litres, viens les chercher toi-même!


Tout attendri, je n'en perdais pas une miette, notant un à un tous ces mots d'amour sur un carnet à spirale: qui sait, pensais-je, cela pourrait me servir un jour, bientôt peut-être... Et ça continuait.



Fabien : Ma violette adorée, ma croquette au boeuf pour chien, ma petite farine de blé type 55, ma cafetière filtre programmable, ma jolie galette de Bretagne pur beurre, tu vois bien que je suis tout mouillé et que je vais dégueulasser la moquette, allez, file-moi mes chaussettes, tu vas pas en crever!



Nadia : Mon petit lot de sac-poubelle, mon grille-pain à thermostat réglable, mon mignon ravioli à la sauce tomate, mon casque hyperfréquence sans fil, mon gros sachet de frites précuites surgelées, compte là-dessus et bois de l'eau fraîche, je suis pas ta bonne, alors démmerde-toi.



A partir de là, ça a complètement dérapé. J'ai arrêté de noter, car le vocabulaire que les deux amoureux s'envoyaient à la figure, je les connaissais par coeur.
J'
étais un petit peu déçu, quand même, mais rassuré aussi.


Car j'ai pensé: finalement, parler d'amour, ce n'est pas si compliqué que ça.


Bernard Friot, Encore des histoires pressées

# Posté le mardi 14 février 2006 11:40

Modifié le vendredi 01 juin 2007 14:13